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Jean-Sylvain Bailly, l'astronome maire de Paris


Né au Louvre le 15 septembre 1736, Jean-Sylvain Bailly est formé très tôt au métier de peintre officiel, tout comme son père et son grand-père. Il devient gardien des tableaux de la Couronne, ce qui lui permet d'avoir un logement de fonction au Louvre, sur le toit duquel il fait construire un observatoire. Son intérêt pour les mathématiques et l'astronomie se développe avec le retour de la comète de Halley, prédit et calculé pour la première fois en 1759. Il fait éditer à titre posthume le catalogue d'étoiles zodiacales de La Caille, ce qui lui vaut d'être élu à l'Académie des Sciences en 1763. De son observatoire au Louvre, il observe et calcul les positions des satellites de Jupiter, indispensable pour les marins, afin de déterminer la longitude en mer. La résolution de ces calculs complexes l'oppose à Lagrange. Partisan de la Révolution, il est élu le 12 mai 1789 député de Paris pour le Tiers-État. Rapidement, il devient le président de l'Assemblée Nationale. Le 20 juin, il entraîne l'Assemblée dans la salle du jeu de Paume et prononce le fameux serment. Le 15 juillet, il est élu maire de Paris. Deux jours plus tard, il reçoit Louis XVI à l'hôtel de Ville, et lui remet la cocarde tricolore.

BAILLY (A DROITE, DEBOUT SUR LA CHAISE) PRÊTE LE SERMENT

DU JEU DE PAUME AVEC LES DÉPUTES DU TIERS-ETAT.

Issu de la grande bourgeoisie de l'ancien régime, conservateur, il est partisan d'une monarchie constitutionnelle. En octobre 1790, suite aux troubles qui agitent la capitale, il préconise la déclaration de la loi martiale avec Lafayette. Il s'oppose alors à Robespierre. Le 17 juillet 1791, après la fuite ratée de la famille royale, une foule anti-monarchiste se réunit sur la Champ de Mars. Pour contenir le rassemblement, il ordonne à Lafayette de tirer sur la foule. Cet acte le contraint à démissionner. Il se réfugie à Nantes. De retour à Paris en juillet 1793, il est arrêté alors qu'il se rendait chez Laplace. Il dépose en faveur de la reine lors du procès de Marie-Antoinette, ce qui le conduira à sa perte.

PLAQUE SUR LA FAÇADE DU 2 AVENUE DE LA BOURDONNAIS A PARIS

De retour à Paris en juillet 1793, il est arrêté alors qu'il se rendait chez Laplace. Il dépose en faveur de la reine lors du procès de Marie-Antoinette, ce qui le conduira à sa perte.


Le tribunal révolutionnaire le condamne à mort. La guillotine est alors déplacée non loin du champ de mars, près du crime qu'on lui reproche. Aujourd'hui, une plaque sur la façade du 2 avenue de la Bourdonnais marque l'emplacement. Il est exécuté le 11 novembre 1793.



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